Luigi Cascioli par DCW qui s'excuse auprès des chrétiens...

Jeanne d'Arc et la momie Egyptienne.

Au journal télévisé a été confirmée l'imoposture des reliques de Jeanne d'Arc. Les restes sont ceux d'une momie égyptienne. On ne peut que rire des adeptes qui se sont receuillis devant ces reliques fabriquées pour l'atrait touristique et l'intérêt populaire que suscite les reliques pour les adeptes catholiques. C'est toute l'histoire de la majorité des reliques. Des faux restes de corps d'individus dont l'identité réelle est incertaine voire néante. En est - il ainsi pour Jeanne d'Arc ? Jeanne d'Arc est elle un recyclage de mythe comme l'est le roi Arthur. En la faisant sainte la secte catholique n'a fait qu'aggraver son souvenir.
Le diocèse de Tours a rappelé qu'il ne s'agit pas de "reliques". Pour réhabiliter la mémoire de cette jeune femme il faudrait la désaintiser tant qu'elle ait réellement  existé.

L'article du Figaro Fr.

Des études poussées révèlent que les restes supposés de la pucelle d’Orléans ne seraient que de vulgaires morceaux de momie égyptienne.

 
Le 30 mai 1431 Jeanne d’Arc fut brûlée vive sur un haut bûcher.
 
Impossible pour le bourreau d’étrangler Jeanne avant qu’elle ne brûle, elle périt dans les hurlements devant la foule. Or les restes supposés de Jeanne d’Arc, retrouvés en 1867 dans le grenier d’un immeuble parisien appartenant à un apothicaire, ne seraient pas ceux de la sainte. Selon une étude de Philippe Charlier (médecin légiste à l’Hôpital Raymond-Poincaré à Garches), rapportée aujourd’hui dans la revue britannique Nature, la relique contiendrait en réalité des restes humains… d’une momie égyptienne de la Basse Époque (entre le VIe et le IIIe siècle avant J.-C.).
 
Dans le bocal de verre soufflé trouvé en 1867, il y avait des fragments de côtes noircies, un fémur de chat (on jetait des chats noirs sur le bûcher des hérétiques), d’autres os indistincts, des matières organiques et des éléments de tissus. Sur le couvercle, un vieux manuscrit indiquait «restes trouvés sous le bûcher de Jeanne d’Arc, la pucelle d’Orléans ». Bien que l’Église ait reconnu ces restes, elle n’a jamais considéré ces ossements comme de véritables reliques. Ils sont conservés à Chinon par l’Association des amis du vieux Chinon qui les détient en dépôt du propriétaire, l’archevêché de Tours.
 
Ce n’est que l’an dernier ( « Figaro Magazine  » du 4 mars 2006) que l’Église catholique donna le feu vert à des prélèvements sur ces restes pour une analyse scientifique. Une équipe pluridisciplinaire de 18 chercheurs a travaillé pendant six mois et découvert un certain nombre d’anomalies incompatibles avec la crémation d’un corps humain.
 
Déjà en décembre 2006, l’Agence France Presse annonçait l’hypothèse d’une fausse relique : « Les restes n’ont pas été brûlés et ils semblent avoir été embaumés. » Les résultats définitifs le confirmeraient :
 
« Certains prélèvements ont été vaporisés dans un spectromètre de masse, un spectromètre infrarouge et un appareil de spectrométrie optique. Ils confirment que la substance noirâtre entourant les ossements n’est pas le produit d’une combustion, mais qu’ils ont été imprégnés d’un produit d’embaumement contenant des bitumes, des produits d’origine végétale et minérale, explique Philippe Charlier. Je vois des restes humains brûlés tout le temps dans mon métier. Et ce n’est absolument pas ici le cas. » Le produit d’embaumement trouvé sur les os pourrait être un mélange de résines de bois, de bitumes, de malachite et de gypses.
 
Par ailleurs, les bandelettes de tissu entourant la relique, analysées au microscope électronique sont typiques du lin égyptien d’une époque récente. Rien dans ce tissu n’a été brûlé. De grandes quantités de pollens de pin ont été trouvées associées aux restes : or les pins ne poussaient pas en Normandie en 1431, mais la résine de pin était largement utilisée pour les embaumements de momies par les Égyptiens.
 
Autre preuve de la fraude reliquaire : la datation au carbone 14. Elle a été effectuée par Archéolabs TL (Le Châtelard, Isère) dans des accélérateurs perfectionnés qui extraient avec un rendement maximal le carbone présent dans les échantillons de petite taille (entre 10 et 20 mg). Là encore le résultat est exactement superposable au contenu des produits d’embaumement de cette époque. La datation donne en effet une fourchette comprise entre 700 et 230 ans avant J.-C. On est loin du quinzième siècle ! Les profils spectrométriques des côtes et du fémur de la relique sont identiques à ceux des restes de momies égyptiennes de cette période.
 
Autre particularité : deux « nez » de parfumeurs Sylvaine Delacourte
 
(Guerlain) et Jean-Michel Duriez (Patou) ont été sollicités pour « sentir » à l’aveugle, et indépendamment l’un de l’autre les restes du bocal parmi d’autres échantillons. Tous deux ont identifié deux odeurs spécifiques, dans l’échantillon Jeanne d’Arc : un parfum de « plâtre » et une odeur de vanille. Le parfum de plâtre est compatible avec le bûcher de Jeanne d’Arc, dont les témoignages écrits rapportent qu’il était posé sur un socle de plâtre pour que le macabre spectacle soit visible jusqu’au bout. Mais l’odeur de vanille est incompatible avec une crémation. La vanilline est en effet une odeur produite pendant la décomposition, la putréfaction d’un organisme.
 
Pourquoi une momie égyptienne ? À partir du Moyen-Âge, l’Europe a importé massivement ces restes utilisés par les apothicaires pour des préparations médicinales.

Celui de LCI.


Les restes de Jeanne d'Arc viennent d'une momie
TF1/LCI - Restes présumés de Jeanne d'Arc analysés, le 4 avril 2007
Crédit Photo : TF1/LCI 
Restes présumés de Jeanne d'Arc analysés, le 4 avril 2007

Les restes présumés de Jeanne d'Arc sont en fait des fragments d'une momie égyptienne, selon un médecin légiste français.

Le diocèse de Tours a rappelé qu'il ne s'agit pas de "reliques".

Matthieu DURAND - le 04/04/2007 - 19h13






"Les reliques de sainte Jeanne d'Arc ne sont pas les restes de l'héroïne française du XVe siècle (mais) un faux, réalisé avec des morceaux d'une momie égyptienne". C'est ce qu'écrit le Dr Philippe Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), dans un article à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Des fragments de côte humaine apparemment brûlée, mélangés à des bouts de bois et de tissu et du pollen de pin avaient été présentés comme appartenant à la "pucelle d'Orléans" en 1867. Plusieurs recherches scientifiques réalisées au siècle dernier pour déterminer leur véritable origine avaient fourni des résultats divergents. Le Dr Charlier, selon Nature, a été mis sur la piste d'une momie grâce à plusieurs examens très originaux.

Des "nez" de grands parfumeurs (Guerlain et Jean Patou) ont décelé entre autre une odeur de vanille. Or, ce parfum est produit par "la décomposition d'un corps", comme dans le cas d'une momification, pas par sa crémation, souligne Philippe Charlier. Une analyse microscopique et chimique du fragment de côte a montré par ailleurs qu'il n'avait pas été brûlé, mais imprégné d'un "produit végétal et minéral" de couleur noire.

Pins d'Egypte

Le tissu de lin, quant à lui, a les caractéristiques de celui utilisé par les Egyptiens pour envelopper les momies. Par ailleurs, il n'y avait pas de pins en Normandie à l'époque de la mort de Jeanne d'Arc et le pollen de cette espèce d'arbre trouvé dans les reliques montre bien qu'il a été apporté. Or la résine de pin était utilisée en Egypte pour l'embaumement.

Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre les 6e et 3e siècles avant notre ère, et un examen spectrométrique des os a montré qu'ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période et non pas à des os brûlés. Le Dr Charlier souligne qu'au Moyen-Age, des médicaments étaient produits en Europe à partir de momies.

Le diocèse de Tours a rappelé mercredi que les restes présumés de Jeanne d'Arc, n'ont jamais été considérés "comme des reliques par l'Eglise". Et de préciser que le diocèse "d'ailleurs n'a rien à voir avec ces recherches", qui sont dues à "une initiative personnelle". Quant à l'association des Amis du vieux Chinon qui détenait les ossements, cette découverte "n'est pas une surprise". Un responsable a même déclaré : "Aucun président de l'assocation n'a affirmé que c'étaient les restes de Jeanne d'Arc".

La Pucelle d'Orléans en bref

Jeanne d'Arc, née en 1412, avait rassemblé des troupes pour combattre les occupants anglais et libérer Orléans avant d'être capturée et condamnée au bûcher en 1431 pour hérésie, à l'âge de 19 ans. Elle a été canonisée en 1920 par l'Eglise catholique.




Article ajouté le 2007-04-06 , consulté 264 fois

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