Le 16 juin 1995, Jerry Brown, 18 ans, tue pour un sachet de marijuna. Condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine, il est incarcéré à Angola en Louisiane, le plus grand pénitencier de haute sécurité des Etats-Unis. 5'000 prisonniers, en grande majorité afro-américains, y purgent des peines si longues qu'ils mourront derrière ces barbelés.
Jerry Brown est aujourd'hui la star d'un événement brutal et controversé : le rodéo des taureaux de la prison d'Angola. Chaque dimanche d'octobre, des détenus volontaires se mesurent sans entraînement à des taureaux lâchés dans l'arène. Pour ces hommes condamnés à « mort par incarcération », le rodéo est l'occasion de gagner un peu d'argent et de savourer quelques secondes de gloire devant 10'000 spectateurs.
Jerry Brown espère que sa notoriété, acquise au fil des rodéos, l'aidera à sortir un jour d'Angola. Mais dans un Etat qui n'a accordé que deux clémences ces dix dernières années, son face à face avec le taureau est le symbole d'un combat pour la liberté qu'il a perdue depuis longtemps.
Pour Burl Cain, le directeur du pénitencier, les bénéfices du rodéo servent à développer son grand projet : la réhabilitation morale et religieuse des prisonniers aux espoirs de liberté réduits à néant.
En retraçant le parcours de Jerry Brown, « Le rodéo des condamnés » raconte l'histoire sans concession de ces hommes dont les vies ont été dictées par la violence et broyées par l'impitoyable machine judiciaire de Louisiane. Le film révèle les failles de l'un des systèmes légaux les plus sévères au monde, où politique et justice sont intimement liées. Un reportage de Nicolas Pallay et Jean-Cosme Delaloye.
D'après cet article repris sur Temps Présent, les prisonniers souvent pour de longue peine ont cette possibilité de pouvoir divertir un public en se faisant courser par des taureaux. Cette prison de la Louisiane prend la direction des films du genre Rollerblade... Affligeant.
Un buisness monté autour de la corrida dans un milieu carcéral, les prisonniers devraient être libéré de cet endroit infâme où l'on fait croire qu'il ont peut-être un bénéfice a retirer d'une telle expérience. Et être indemnisé financièrement. Les motifs de leur incarcération sont peut-être déjà abusif.