L'élue.
L'élue est un film.
Dieu, ce nom non propre employé sans réserve, usité dans le film, est Yahvé, là immergé dans la culture catholique trafiquée par la perception que l'on a donné de la mythologie juive. Ce film est l'exemple de la perception populaire, ce qui reste de la mythologie puisque bien sûr les dieux antiques ne sont pas dans le ciel où volent les avions, là où les dieux de la Bible devraient être. Mais au cours du film en se rend bien compte que les créatures du film n'ont rien de la Bible. Seuls des mots ont été emprunté aux livres des sectes : Dieu, anges, Satan, prêtre... En regardant le film on a l'impression que des gens bienveillants interviennent à l'encontre d'autres très méchants. Bref un dieu, qui n'est pas celui de la Bible, quoiqu'ils en disent, qui serait le très gentil avec ses veilleurs contre les méchants d'un faux satanisme, avec des faux sataniques qui ne sont pas eux non plus en accord avec ce qu'est Satan dans la Bible.
C'est une présentation mensongère de la mythologie Juive avec des créatures qui n'y figure pas comme les gargouilles qui volent souvent dans le film. Dans la culture catholique celles ci sont matérielles. La créature à cornes qui marchent à côté de la porte ressemble aux satyres grecs, des créatures sylvestres. Les gargouilles ne sont pas des démons. Démon, un mot qui vient de Daîmon, génie ou dieu en grec. Bref des dieux bons ou mauvais sans incarné le mal ou le bien. On précisera que les dieux de la mythologie juive ne sont pas immatériels. Dommage d'ailleurs que l'on est pas de films qui mettent en scène les créatures mythologique telles que les percevaient les gens dans l'antiquité. C'est à dire non immatérielle, visible quand ils viennent sur la terre, avec leur chair, le réseau sanguin, leurs os, divins. On peut constater cette réalité dans les Légendes Juives.
Si on attribut le mal commit par les dieux bibliques qui servent le dieu Yahvé, que les juifs ont inventé en s'inspirant des divinités chaldéennes, en leur faisant raser des villes et tuer des innocents, qui ne plaisaient pas aux gens de leur secte, le dieu du film n'est pas alors le bien absolu tel qui semble être considéré.
Une étoile apparait pour la gamine disent t ils, comme pour le Jésus de la Bible. Quand on sait que ce Jésus recommande à ses apôtres de vendre leur bien pour acheter des armes, des épées, la gamine qui peut-être est appelée à être une prophétesse pour l'histoire du film, n'est pas la garante de la paix. Hors on semble comprendre le contraire. Elle est la très gentille, et ceux qui lui veulent du mal sont les très méchants.
Ailleurs dans le film, la gloire du Seigneur que la bonne soeur dit qu'elle sait que la tante de la gamine a vu n'est en fait pas la gloire du seigneur Biblique ou d'un quelconque autre seigneur biblique.
Avec ce film on est en pleine exploitation de la mythologie sans en extraire la réelle nature des créatures et des divinités cités. Mais là pas par une secte, mais par le cinéma. Un détournement des choses écrites dans le nouveau testament, comme le passage de Jésus dans le désert. Les rats qui font la créature sur le trône n'est pas Satan, ou plutôt un satan, surtout celui catholique parce que dans l'apocalypse c'est un homme qui finit dans un lac de feu matériel. Ce film contribue à la perception erronée de la mythologie abrahamique.
Bref ça manque d'anges matériels, pas invisibles, avec des épées solides, des boucliers solides qui descendent d'un ciel où d'autres dieux vivent et qui ne s'évaporent pas dans ce qui semblent être une autre dimension et qui donc ne sont pas des anges.
Quelques avis d'internautes sur la critique du film.
orgonaute@aol.com de boulogne billancourt 
Réaliste st simple, il semble s'inspirer de faits à limite du réel Un film étonnamment tourné, avec une vision des états modifiés de conscience extrêmement précise, et qui dénote une connaissance sérieuse du sujet.
Idem pour les interventions angéliques, bien filmée et amenée, des images évoquant les tableaux classiques de la renaissance, histoire de nous rappeler que les anges font parties de notre culture la plus ancienne. Et que le mal a vraiment une incarnation.
La fiction colle véritablement à la réalité, une réalité vécue par bien plus de gens qu'il n'y parait.
Sans être un tableau de maître, ce dont il n'a pas la prétention (justement, il n'a aucune prétention, ce n'est pas du cinoche à la française), il me semble apporter une touche de sincérité au genre tout à fait originale.
A recommander à ceux qui vivent dans l'univers des anges, au quotidien.
Les interventions ne sont pas celles d'anges. Les tableaux classiques justement représentent des dieux d'apparences humaines, avec de la chair, humaine ou divine peu importe ils sont matériels. Et l'endroit où vivent les dieux qui sont sur ces tableaux, c'est dans le ciel et pas dans une autre dimension.
lillois 
Ce film mériterait à la rigueur 3 étoiles... s'il n'était pas affublé d'une fin ridicule. Et quand je dis "ridicule", il faut le voir pour le croire ! Alors soit vous arrêtez la projection au bout de 95 minutes, soit vous continuez et hurlez de rire. Au choix. Pour ma part, j'ai été surpris de ne pas voir au générique "this movie is supported by Vatican" ou encore "special Thanks to God" tant il est une oeuvre de propagande catholique. Enfin pour une fois que c'est davantage risible qu'écoeurant ! Une sacrée déception néanmoins, d'autant que tout n'est pas mauvais dans ce film... à commencer par Kim Basinger, en mère adoptive à la fois fragile et courageuse.
On pourrait penser que ce film supporte la secte catholique et dans un premier abord je suis assez d'accord, mais les gens de cette secte savent très bien que ce n'est pas la vérité sur la forme des créatures de la mythologie qu'ils exploitent. Par contre ils ne font rien pour démentir véritablement cette perception erronée.
g.pelloquin@wanadoo.fr de Bordeaux 
Massacre au cinéma Voici l'exemple typique du film qui massacre complètement un livre dont il tire l'histoire. De toute façon, les scénaristes n'ont quasiment rien pris du bouquin à part le titre et le nom de quelques personnages. Dommage. En suivant le bouquin, ils auraient pu faire quelque chose de vraiment bien.
En résumé, ne regardez pas ce navet mais lisez plutôt le livre.
C'est exactement mon impression vis à vis du patrimoine mythologique.
Article ajouté le 2007-07-06 , consulté 246 foisCommentaires
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